Nicolas Le Floch 

Impossible de parler de littérature sans évoquer mon coup de cœur littéraire : la génialissime série d’ouvrages consacrés à Nicolas Le Floch, née sous la plume de Jean-François Parot. Servant les intérêts de Louis XV puis de Louis XVI en tant que commissaire au Châtelet, Nicolas Le Floch nous entraîne en plein cœur du Paris du XVIIIème siècle et des intrigues de cour. Ses enquêtes dignes de celles du grand Sherlock Holmes sont un excellent prétexte pour nous immerger au sein de l’histoire de France et d’aller à la rencontre de grands noms tels que le chevalier d’Éon ou encore d’un des fameux bourreaux Sanson.
Amoureux d’histoire, de roman policier ou de cuisine du XVIIIème siècle ce livre est fait pour vous !

                                                                                     

Quel meilleur moyen d’attiser votre envie que de vous faire découvrir un extrait du premier roman de Jean-François Parot.

Jean-François Parot, L’énigme des Blancs-Manteaux, grands détectives, Sarthe, 2000, page 23.
Il fut soudain bousculé par un garçon limonadier qui, ayant failli faire tomber son plateau de « bavaroises », jura sourdement. Nicolas avait goûté cette boisson, jadis mise à la mode par la princesse Palatine, mère du Régent. C’était, lui avait expliqué le père Grégoire, un thé chaud, sucré avec un sirop de capillaire. Le Pont-Neuf était déjà noir de peuple lorsqu’il s’y engagea. Il admira la statue d’Henri IV et la pompe de la Samaritaine. Les ateliers du quai de la Mégisserie commençaient à ouvrir, les compagnons s’attelant à leur journée de travail dès le lever du soleil. Il parcourut cette berge nauséabonde, le mouchoir sur le nez.
Le grand Châtelet, sévère et sombre, se profila devant lui. Il le devina plus qu’il ne le reconnut. Il s’engagea, indécis, sous une voûte faiblement éclairée par des lanternes à huile. Un homme en longue robe noire, le dépassa. Nicolas l’apostropha :
-Monsieur, je requiers votre aide. Je cherche le bureau de M. le lieutenant général de police.

Advertisements